C'est Ralph Baer. En travaillant sur des radars militaires, cet ingénieur a eu l'idée géniale d'utiliser cette technologie pour jouer ! En 1972, il sort la première console de jeux vidéo : elle s'appelle L'Odyssey et contient un jeu de tennis hyper simple.
Ralph Baer est un inventeur germano-américain. Baer a apporté de nombreuses contributions au domaine du jeu vidéo, notamment la console à usage domestique raccordée à la télévision. Il est parfois surnommé « le père des jeux vidéos ».
Les 1er jeux vidéos
Le tout premier jeu vidéo est créé en 1952 par A.S Douglas. Le nom du jeu, OXO, reflète son contenu : c’est un jeu de morpion.
En 1958, Willy Higinbotham crée Tennis for two, qui simule une partie de tennis sur un ordinateur relié à un oscilloscope servant d'écran.
En 1961, le jeu Spacewar est créé par des étudiants. Il met en scène deux vaisseaux qui s’affrontent, contrôlés par deux joueurs équipés de manettes.
Les differentes générations de consoles
La console est le support utilisé pour faire fonctionner un jeu vidéo. Tous les jeux ne fonctionnent pas sur la même console. Le succès commercial d’une console dépend de ses performances mais aussi de la qualité des jeux disponibles pour celle-ci.
Les jeux vidéo fonctionnaient auparavant sur des bornes d’arcade. Il fallait alors se rendre dans une salle d’arcade ou chez un commerçant qui possédait une de ces bornes.
Les commerciaux eurent plus tard l’idée de créer des consoles de salon.
• La première console de salon a été créée par Ralph Baer et commercialisée en 1972 : il s'agit de l’Odyssey de la société Magnavox. Elle ouvre l'histoire des consoles de première génération, consoles où le programme du jeu est inscrit dans les composants électroniques de la machine.
• En 1976 la Fairchild Channel F est la première des consoles de deuxième génération car avec elle apparaissent les cartouches de jeu : le programme des jeux est en effet inscrit dans la mémoire des puces électroniques qui sont dans les cartouches.
• Le krach du jeu vidéo de 1983 affaiblit l’industrie américaine du jeu vidéo et ce sont des entreprises japonaises qui vont jouer un rôle important pour les trois générations de consoles suivantes.
• En 1985 sortent la NES (Nintendo Entertainment System) et la SMS (Sega Master System), des consoles 8 bits particulièrement représentatives des consoles de troisième génération (parmi lesquelles on trouve aussi la PC-engine). C'est avec cette nouvelle génération de consoles qu'apparaissent les jeux de rôle et le scrolling (c'est-à-dire le défilement du décor derrière le personnage qui avance). Les jeux The Legend of Zelda, Super Mario Bros. ou Castlevania datent de cette époque et sont alors très populaires.
Une Game Boy Color.
• La quatrième génération, à la fin des années 1980, est celle des consoles 16 bits, Nintendo (avec la Super Nintendo aussi appelée Super NES) et Sega (avec la Megadrive) sont les leaders sur le marché du jeu vidéo. Leurs héros les plus populaires, Mario le plombier et Sonic le hérisson, font partie des jeux les plus vendus. Les deux fabricants sortent alors des consoles que l’on peut emmener partout, des consoles portables : le Game Boy1 pour Nintendo et la Game Gear pour Sega.
• À la cinquième génération (consoles 32 et 64 bits), les microprocesseurs utilisés deviennent plus puissants et la 3D (les jeux en trois dimensions) remplacent la 2D (les jeux en deux dimensions). La console de Nintendo est alors la Nintendo 64, Sega sort la Sega Saturn et un nouveau concurrent, Sony, sort la PlayStation.
Beaucoup de données sont nécessaires au fonctionnement des jeux : Sega fait le choix de remplacer les cartouches par des CD tandis que Nintendo utilise des cartouches plus grosses que celles utilisées jusque-là.
Les effets de la 3D ne sont pas encore pleinement maîtrisés par les concepteurs et des problèmes de maniabilité des personnages apparaissent. Des trois fabricants, Sega est celui qui a alors le moins de succès. La Nintendo 64 reste en course grâce à quelques excellents jeux qui compensent sa faible maniabilité mais la PlayStation a plus de succès.