L'histoire de l'hacking prend ses racines dans les casseurs de codes ou crackers. Aux environs de 1960, les termes hacking et hacker sont introduits par le MIT2. Cette technique est nommée, par son créateur, phreaking et inspire une nouvelle vague de hackers informatiques. Ils publient sur Kevin Poulsen, qui réussit à s’introduire dans un réseau réservé à l’armée, aux universités et entreprises. De nombreux crackers commencent leur activité en essayant de casser les restrictions anticopie ou en détournant les règles des jeux informatiques. Mais lorsque les médias ont révélé au début des années 1990 que le Chaos Computer Club France était un faux groupe de hackers qui travaillait en collaboration avec la gendarmerie4, la communauté de hackers français s'est plutôt détournée vers le logiciel libre et de nombreuses communautés indépendantes ont vu le jour. La naissance d'Internet, dans les années 1990, s’accompagne des premiers cas de cybercriminalité2. Les black hat mènent des activités criminelles, tandis que les white hat cherchent les vulnérabilités informatiques pour les rendre publiques et ainsi les réparer. Dans les années 2000, les hackers veulent à nouveau pousser la technologie et « faire sauter les verrous imposés par les industriels »2. Une autre tendance apparue dans les années 2000 est l’utilisation du hacking pour militer comme les groupes Anonymous, Rtmark ou le Chaos Computer Club. Les attaques informatiques à l'époque de Kevin Mitnick, Kevin Poulsen ou Jon Lech Johansen étaient peu nombreuses comparées à celles lancées dans les années 2000. En 2017, la menace est moins virulente, mais beaucoup plus massive, notamment par l'augmentation croissante des « script kiddies » ou hackers néophytes.